Morceaux de Sacha Després

IMG_4073

Dans un futur apocalyptique et très hiérarchisé où il est interdit de rêver, les gens en bas de l’échelle sociale se nomment « les morceaux » et sont élevés afin d’être consommés par le haut de la pyramide, les « gras ». Mais quelques femelles chanceuses auront une autre destinée : elles seront soit reproductrices, soit femelles de compagnies des gras les plus aisés.

Idé Fauve et son frère Lucius sont des morceaux de choix destinés à être vendus au « Directeur Du Sent », le gras le pire de son espèce. Pendant que sa sœur devient l’esclave sexuelle préférée de son propriétaire, Lucius est assigné en cuisine. Il dépèce, ébouillante, découpe le corps de ses congénères qui serviront de pitance à son maître, il est «mactador».

Dans cette vision de l’enfer que nous livre Sacha Després, il y a une once d’espoir caché profondément dans l’un des personnages et qui ne demande qu’à jaillir pour que tout redevienne comme avant.
Mais qu’y avait-il avant l’apocalypse ? Rien de plus que ce que nous vivons maintenant : surconsommation, violence, barbarie, inégalités, famine, etc…
Après la lecture de ce livre, vous regarderez le contenu de votre assiette différemment !

Je ne suis ni végane ni végétarienne mais ce que l’on appelle une omnivore raisonnable.Je respecte, et j’admire le véganisme qui respecte encore plus l’environnement et la vie animale.  Ma consommation de viande est modérée et limitée. Pour moi, la consommation de viande doit se faire dans le respect de l’environnement et des animaux (éviter les souffrances inutiles et les animaux qui n’ont jamais vu un brin d’herbe de leur courte existence). Je ne mange pas de la viande tous les jours, je privilégie la qualité à la quantité.

Sacha Després – Morceaux – Editions l’Âge d’Homme

signature

Le cri du Diable de Damien Murith

IMG_2267

Le prix des lecteurs de la ville de Lausanne étant derrière nous. Je peux enfin partager avec vous mes ressentis de ces six livres si différents les uns des autres!

Je commence par celui que j’ai eu l’honneur de représenter devant le  public le livre de Damien Murith, et pour tous ceux qui n’était pas à la cérémonie, voici mon discours de présentation:

Il y a des livres que l’on lit avec le cœur, d’autres de façon plus cérébrale et il y a ceux que l’on lit de manière plus viscérale, tant la puissance des mots couchés sur le papier pénètre au plus profond de notre chair.   De façon presque Schizophrénique, je suis devenue Camille…
Lorsque dieu a rappelé à lui mon tendre amour après une longue et douloureuse agonie, j’ai poussé mon cri du Diable et je l’ai maudit en le traitant de Sale Dieu.

J’ai couru à en perdre haleine quand deux hommes m’ont poursuivi parce que dans un geste de légitime défense, j’ai tué à coup de fourche leur frère qui avait abusé de moi !

Alors, moi Camille fille de la campagne, je me suis cachée dans cette ville monstre, gueule hurlante, ville vampire qui saigne et suce …je me suis fondue dans la masse, afin de rester en vie.

J’ai serré des dents pour supporter les hommes sales, avinés se comportant comme des porcs à qui je sers des verres à la tombée de la nuit, dans ce troquet malfamé ! Et puis Jonas a passé la porte de ce sordide endroit et mon sombre quotidien s’est illuminé !

Ma peau, mes seins, ma chevelure s’étalent sur ses toiles dans son atelier. Je suis  sa muse. Emportée dans ma vie de Bohème, j’en ai oublié le reste…Je suis amoureuse.

Dans l’atelier soudain, un portrait de femme au regard de panthère, la bouche fermée aux lèvres gorgées de pulpe fraîche, la peau brune comme la terre quand juillet la mouille. Jonas en peint une autre que moi !

Ma jalousie dévastatrice me rend folle, j’hurle, j’exige des explications, je poignarde le tableau de cette catin qui me vole mon amour.

Et un matin, lorsque Jonas me prie de partir, dans un excès de folie, de rage et de désespoir… comme possédée, je lui ôte la vie. Si cet homme n’est plus à moi, il ne sera à personne.

Quand j’ai refermé ce livre, je me suis retrouvée moi Esther, complètement abasourdit par cet ouvrage de 119 pages seulement dont certaines sont à peines noircies par l’encre. Ce si petit roman dont l’écriture sombre si poétique et musicale est d’une telle puissance !

Je n’ai qu’une chose à vous dire monsieur Damien Murith…..J’en veux encore !!!

Damien Murith – Le cri du diable – Editions de l’Âge d’homme

signature

 

 

Love stories de Vincent Kappeler

IMG_1802

Pour résumer ce livre, j’ai décidé d’écrire une lettre ouverte à l’auteur :

Cher Vincent,

J’ai adoré votre livre !! Je l’ai savouré, j’ai ris, j’ai aimé les situations cocasses, comme l’arrivée d’Armand à l’hôtel.  Quand j’ai refermé le livre, mon mari était assis à mes côtés sur le canapé et il m’a dit : -A t’entendre rire comme une baleine, il a l’air génial ton livre ça parle de quoi ?
Et là rien, je me suis retrouvée incapable de résumé votre livre !
-Ca parle de….Ca parle de…

Donc, Je l’ai relu une deuxième fois, j’ai adoré votre folie, votre rythme rapide dans l’écriture, les chapitres percutant comme celui de « Miséricorde» . Je referme mon livre pour la deuxième fois et …impossible d’en parler… la page blanche !
Je me sens terriblement frustrée, car je l’ai même offert à un ami pour son anniversaire !

IMG_2084

J’ai même confié mon problème à votre éditrice au salon du livre romand de Fribourg, en lui disant que votre livre est un petit bijou et qu’il était digne d’un scénario des frères Cohen . Mais, que malheureusement, je n’arrive pas à en parler, car je me retrouve incapable de le résumé !!

Votre livre m’a fait revivre l’école secondaire et la lecture de la cantatrice chauve. Un livre que l’on adore et que l’on n’arrive pas à raconter.

Je vous souhaites sincèrement de devenir aussi reconnue que Ionesco et de torturer pleins de lycéens avec votre loves stories .

Amicalement,

signature

Vincent Kappeler- Love Stories – Editions l’Âge d’Homme

Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique de Jon Monnard

IMG_1806

Coska est un jeune homme discret préférant la compagnie des livres à celle des jeunes de son âge. Étudiant dans une école d’art, il ne se sent pas vraiment à sa place dans cet endroit où l’on essaye de formater les futurs artistes afin de les ranger dans des cases.  Alors, Il décide de claquer la porte des études afin de devenir auteur et ceci malgré les conseils avisés de son professeur qui a su voir son potentiel et qui croit en lui.

Un jour, Julia, une ado qui découpe des photos de magazines de mode qu’elle colle aux murs de sa chambre de façon frénétique, lui parle d’un concours littéraire organisé par une célèbre marque de vêtements.

Gagnant du concours, il se retrouve propulser dans un monde de paillettes et de poudre de perlimpinpin. S’ensuit au fil des pages des amitiés superficielles, des soirées arrosées à coup de gin tonic, jusqu’au moment de la chute de son piédestal. Car n’oublions pas que dans la mode, ce qui est tendance aujourd’hui a de grande chance de tomber aux oubliettes demain. Une dégringolade qui s’avisera être une renaissance salvatrice à Coska et qui lui permettra de vivre sa vie plus sereinement.

En lisant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec la téléréalité. Combien de jeunes, non pas dépourvu d’un certain talent, ont été jeté comme de vulgaires kleenex juste après usage ? Que sont devenus les recalés des Star Academy et compagnie, ces jeunes gens pas préparés à autant de médiatisation et laissés sur le carreau sans accompagnement psychologique ? Combien d’entre eux n’ont pas supporté de redevenir des inconnus ont sombré dans l’alcool ou la drogue , sans parler des tentatives de suicide?
Un premier roman écrit avec la fougue d’un jeune auteur prometteur.

Jon Monnard – Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique – Editions l’Âge d’Homme

signature