Mémoires de Laïka d’Olivier Griette

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Les propriétaires de chiens disent souvent de leur compagnon à 4 pattes que s’il pouvait parler, il en aurait des choses à nous raconter !

60 ans après son vol dans l’espace, l’écrivain Olivier Griette a décidé de lui donner la parole en écrivant les « Mémoires de Laïka » et elle était bavarde cette petite chienne. Contrairement à ce que les hommes ont bien voulu nous raconter, Laïka n’était pas une chienne errante trouvée dans la rue, mais une petite pensionnaire du Kremlin ! Adoptée par les cuisiniers, elle a su charmer un Staline vieillissant qui la laissa s’installer dans son bureau.  Installée au pied de son “bon papy“.  Douillette et paresseuse, Laïka s’étonne des intrigues des humains toujours assoiffés de pouvoir alors qu’il suffirait d’une gamelle bien remplie pour tutoyer le bonheur !

Après la mort de Staline, ce fut au tour de Khrouchtchev et de sa mégalomanie de prendre le pouvoir à la tête du pays. Et il veut impressionner les américains en démontrant la toute-puissance soviétique en matière de conquête spatiale. Après le succès considérable de Spoutnik 1, il voudrait franchir un nouveau pas : envoyer un être vivant dans l’Espace ! Nikita Khrouchtchev imposa rapidement le lancement d’un second engin et il désirait vivement que le 7 novembre puisse être une date possible afin de commémorer ainsi le 40e anniversaire de la révolution bolchevique. Sergei Korolev, chef du programme spatial, lui signala alors qu’il était impossible d’être prêt avant le mois de décembre. Voulant impressionner les Américains, Khrouchtchev insista, et sur ses ordres dans l’urgence et sans véritable test de fiabilité, la construction de Spoutnik 2 fut effective en quatre semaines seulement.

Adieu la vie de Salon ! Laïka ainsi qu’Albina et Mouchka et de nombreuses chiennes sélectionnées se retrouvèrent à l’institut de médecine aéronautique de Moscou où Oleg Gazenko et son équipe scientifique leur feront subir « l’entraînement inhumain des chiens de l’espace ». Les trois chiennes sortirent rapidement du lot et seront transférées sur la future base de Baïkonour. Comprenant peu à peu que le voyage sera sans retour, Laïka mettra tout en œuvre pour échapper à son destin « d’héros de l’union soviétique»…

Olivier Griette a su marier le sérieux du sujet et son travail de recherches historiques avec l’humour. Un livre qui a du chien!

Olivier Griette – Mémoires de Laïka – Editions Xénia

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Le nombre de fois où je suis morte de Marie-Christine (Buffat) Horn

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Morte de L’enfant

Morte de faim
Morte de honte
Morte d’ennui
Morte d’impatience
Morte de jalousie
Morte de culpabilité
Morte de chaud
Morte d’angoisse
Morte de chagrin
Morte de froid
Morte de peur
Morte de rire

 

Et si, pour une fois, l’on prenait les expressions toutes faites au pied de la lettre? Si les émotions trop vives nous faisaient réellement mourir?

De la mort de l’enfant (la défloraison vécue dans la douleur) au seuil du trépas final, Marie-Christine Buffat (dorénavant Horn) nous emmène dans les méandres de la pensée féminine. Elle nous fait voyager à travers ces nouvelles sur une gamme d’émotions qui va du rire aux larmes aux yeux, en nous décrivant toutes ces petites morts du quotidien qui sont autant de petites défaites, de petites victoires, dans la vie d’une femme.

Dans « morte d’impatience », il est question de moment de séduction entre un homme et femme. Cet instant fragile d’une rencontre où on aimerait lui faire comprendre que l’on ressent une véritable attirance (sexuelle ou non) et que l’on craint de faire le premier pas. Pour la raison stupide que l’on est freinée par notre éducation qui dicte que les femmes qui font cela sont des ….filles faciles ! Et si  nous les femmes avions le courage de briser les codes? Les choses ne seraient-elles pas plus simples et plus claires entre les deux sexes ?

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Ce n’est pas une nouveauté littéraire car il date de 2012, c’est simplement un livre dont le sujet me touche beaucoup et qui est  terriblement d’actualité.  J’avais  une folle envie de partager cette découverte littéraire avec vous.

Marie-Christine Buffat – Le nombre de fois où je suis morte – Editions Xénia

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