Pop-corn girl de Laure Mi Hyun Croset

Elle est naïve Emma et comme tous les ados de son âge et elle se trouve bien à l’étroit dans ce Genève aux idéaux calvinistes. A 16ans, elle rêve d’Amérique et de vivre comme dans un clip de MTV.
Candide Emma, qui voudra le temps de son séjour vivre comme une ado typique américaine de son âge, être parmi les filles les plus populaires du lycée, devenir pom-pom girl et même perdre sa virginité dans les bras du si séduisant capitaine de l’équipe de foot.

C’est en nous plongeant dans la peau d’une ado que Laure Mi Hyun Croset a choisi de nous faire découvrir la vraie vie aux États-Unis.  Sa banlieue huppée aux petites maisons colorées comme dans la série Desperate Housewifes et ses habitants, sa malbouffe, son obsession de perfection, etc.  
Ce choix risqué mais indispensable à la réussite de son roman, l’a contrainte à penser et utiliser le vocabulaire d’une jeune fille de 16ans. Ce qui a malheureusement à fait paraître son écriture trop simple et édulcorée pour certains.

Laure Mi Hyun Croset – Pop-corn girl – BSNpress

Le cri du Diable de Damien Murith

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Le prix des lecteurs de la ville de Lausanne étant derrière nous. Je peux enfin partager avec vous mes ressentis de ces six livres si différents les uns des autres!

Je commence par celui que j’ai eu l’honneur de représenter devant le  public le livre de Damien Murith, et pour tous ceux qui n’était pas à la cérémonie, voici mon discours de présentation:

Il y a des livres que l’on lit avec le cœur, d’autres de façon plus cérébrale et il y a ceux que l’on lit de manière plus viscérale, tant la puissance des mots couchés sur le papier pénètre au plus profond de notre chair.   De façon presque Schizophrénique, je suis devenue Camille…
Lorsque dieu a rappelé à lui mon tendre amour après une longue et douloureuse agonie, j’ai poussé mon cri du Diable et je l’ai maudit en le traitant de Sale Dieu.

J’ai couru à en perdre haleine quand deux hommes m’ont poursuivi parce que dans un geste de légitime défense, j’ai tué à coup de fourche leur frère qui avait abusé de moi !

Alors, moi Camille fille de la campagne, je me suis cachée dans cette ville monstre, gueule hurlante, ville vampire qui saigne et suce …je me suis fondue dans la masse, afin de rester en vie.

J’ai serré des dents pour supporter les hommes sales, avinés se comportant comme des porcs à qui je sers des verres à la tombée de la nuit, dans ce troquet malfamé ! Et puis Jonas a passé la porte de ce sordide endroit et mon sombre quotidien s’est illuminé !

Ma peau, mes seins, ma chevelure s’étalent sur ses toiles dans son atelier. Je suis  sa muse. Emportée dans ma vie de Bohème, j’en ai oublié le reste…Je suis amoureuse.

Dans l’atelier soudain, un portrait de femme au regard de panthère, la bouche fermée aux lèvres gorgées de pulpe fraîche, la peau brune comme la terre quand juillet la mouille. Jonas en peint une autre que moi !

Ma jalousie dévastatrice me rend folle, j’hurle, j’exige des explications, je poignarde le tableau de cette catin qui me vole mon amour.

Et un matin, lorsque Jonas me prie de partir, dans un excès de folie, de rage et de désespoir… comme possédée, je lui ôte la vie. Si cet homme n’est plus à moi, il ne sera à personne.

Quand j’ai refermé ce livre, je me suis retrouvée moi Esther, complètement abasourdit par cet ouvrage de 119 pages seulement dont certaines sont à peines noircies par l’encre. Ce si petit roman dont l’écriture sombre si poétique et musicale est d’une telle puissance !

Je n’ai qu’une chose à vous dire monsieur Damien Murith…..J’en veux encore !!!

Damien Murith – Le cri du diable – Editions de l’Âge d’homme

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Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique de Jon Monnard

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Coska est un jeune homme discret préférant la compagnie des livres à celle des jeunes de son âge. Étudiant dans une école d’art, il ne se sent pas vraiment à sa place dans cet endroit où l’on essaye de formater les futurs artistes afin de les ranger dans des cases.  Alors, Il décide de claquer la porte des études afin de devenir auteur et ceci malgré les conseils avisés de son professeur qui a su voir son potentiel et qui croit en lui.

Un jour, Julia, une ado qui découpe des photos de magazines de mode qu’elle colle aux murs de sa chambre de façon frénétique, lui parle d’un concours littéraire organisé par une célèbre marque de vêtements.

Gagnant du concours, il se retrouve propulser dans un monde de paillettes et de poudre de perlimpinpin. S’ensuit au fil des pages des amitiés superficielles, des soirées arrosées à coup de gin tonic, jusqu’au moment de la chute de son piédestal. Car n’oublions pas que dans la mode, ce qui est tendance aujourd’hui a de grande chance de tomber aux oubliettes demain. Une dégringolade qui s’avisera être une renaissance salvatrice à Coska et qui lui permettra de vivre sa vie plus sereinement.

En lisant ce livre, je n’ai pu m’empêcher de faire le parallèle avec la téléréalité. Combien de jeunes, non pas dépourvu d’un certain talent, ont été jeté comme de vulgaires kleenex juste après usage ? Que sont devenus les recalés des Star Academy et compagnie, ces jeunes gens pas préparés à autant de médiatisation et laissés sur le carreau sans accompagnement psychologique ? Combien d’entre eux n’ont pas supporté de redevenir des inconnus ont sombré dans l’alcool ou la drogue , sans parler des tentatives de suicide?
Un premier roman écrit avec la fougue d’un jeune auteur prometteur.

Jon Monnard – Et à la fois je savais que je n’étais pas magnifique – Editions l’Âge d’Homme

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Les écrivains suisses et moi

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Depuis mon entrée dans l’aventure du prix des lecteurs de la ville de Lausanne, je tombe amoureuse souvent. D’hommes et même de femmes. Je parle des écrivains suisses dont je dois lire les ouvrages. J’ai envie de crier très fort mon amour et de le rendre public, de le partager avec vous, mais ma fonction de juré exige de moi de ne rien laisser paraître. Cette aventure m’a donnée envie de faire la connaissance d’autres écrivains de mon pays et je tombe souvent amoureuse. Comme je ne suis pas jalouse, (enfin si un peu quand même, juste ce qu’il faut) je vais partager mes coups de foudre avec vous sur ce site que je veux plus axé sur les écrivains de mon pays. Et comme je ne m’appelle pas la femme aux livres pour rien, on parlera ensemble dans une rubrique d’ouvrages féministes.